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Comment investir en bourse

L’investissement en bourse

Bien choisir son intermédiaire financier

Un intermédiaire financier assure différentes fonctions. Tout d’abord, il vous permet de conserver vos titres. Ensuite il vous permet d’assurer le suivi de vos opérations financières.
L’intermédiaire financier vous permettra de saisir des ordres, ensuite il les exécutera et vous adressera un avis d’opéré vous informant des modalités relatives à l’exécution de votre ordre de bourse.

Quels comptes choisir ?
Plusieurs solutions s’offrent à vous, nous traiterons ici des deux principaux types de comptes :

Le compte titre
Le compte titre vous permet d’investir en OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières)sur les marchés financiers. Il est possible via le compte titre d’investir sur les actifs financiers suivants : Actions / Obligations / SICAV & FCP / Produits dérivés

Le compte titre est toujours rattaché à un compte espèce afin de pouvoir effectuer des opérations d’achat et vente. Dans le cadre de ce rattachement, le compte titre et le compte espèce peuvent être détenus dans des établissements financiers différents.

Il est également possible de détenir plusieurs comptes titre.

Le compte titre s’adresse aux investisseurs ayant un profil autonome, en effet, ces derniers doivent disposer d’une bonne connaissance générale des marchés financiers pour effectuer sereinement des opérations sur les marchés.

A ce titre, la gestion des comptes titre peut s’effectuer de deux façons, à savoir, la « gestion autonome » et la « gestion sous mandat ». Dans le premier cas, les décisions d’investissement sont effectuées de manière autonome. Dans le second cas, vous déléguez la gestion de votre portefeuille à un gérant, et ce, par le biais d’un mandat de gestion. Concernant la fiscalité du compte titre, le prélèvement total sur les plus value s’établit à 31,3%, et ce, quelque soit le montant des cessions au cours de l’année fiscale. La fiscalité évoluant, nous vous invitons à vous rapprocher de votre intermédiaire financier ou de consulter les derniers textes sur le site du gouvernement.

Le Plan Epargne Action dit « PEA »
Le PEA vous permet également d’investir en OPCVM, et plus particulièrement en actions européennes.

La principale différence avec le compte titre réside dans des conditions fiscales plus intéressante en contrepartie d’une durée d’engagement d’au mois 5 ans.

Par conséquent, le PEA répond sans doute d’avantage au profil de l’investisseur de long terme. A l’inverse, le compte titre apporte un certain dynamisme au portefeuille en contrepartie duquel vous devrez vous plier à une pression fiscale plus importante.

Les différents types de frais associés
Concernant les frais, trois types de frais s’appliquent aux comptes titre :

Les frais de garde
Ce sont des frais de fonctionnement, ils sont proportionnels à la valeur des actifs détenus en portefeuille.

Les frais de courtage
Ces frais correspondent aux commissions sur les opérations d’achat et de vente. Ils sont proportionnels au montant de l’ordre. Par exemple, les intermédiaires financiers proposent généralement une segmentation de leur frais de courtage effectuée de la manière suivante : 2,5€ pour un ordre dont le montant est inférieur à 1000€, 5€ pour un montant compris entre 1000 et 5000€, 10€ pour un montant supérieur. Ces montants vous étant donnés à titre indicatif.

Les frais de tenue de compte
Ces frais sont relatifs à l’hébergement de votre compte. Certains intermédiaires financiers, principalement les courtiers en ligne, propose la gratuité de certains de ces frais, c’est pourquoi, pour notre part, nous avons toujours fait le choix d’un courtier en ligne. Il convient à chacun de se faire sa propre idée concernant le choix de son intermédiaire financier

Une fois tous ces choix effectués, il vous est possible à présent d’effectuer des opérations financières, d’achat et de vente, sur les marchés financiers.

Selon le type de valeur sur lequel vous souhaitez investir, selon votre horizon d’investissement, votre profil d’investisseur, vous devrez utiliser différents types d’ordres.

Ordre à cours limité
Ce type d’ordre vous permet de passer un ordre sur les marchés, pour lequel un prix maximal est fixé en cas d’achat et minimal dans le cas de la vente.

Exemple : Une action côte 55€. Vous souhaitez acquérir cette action pour 50€ car vous pensez par exemple que le cours actuel est légèrement surévalué. Pour cela, vous devrez passer un ordre d’achat à cours limité à 50€. L’ordre ne sera exécuté que si le cours atteint les 50€. Si par exemple, le cours atteint les 51€ puis remonte au 60€ sans jamais repasser par les 50€, votre ordre ne sera jamais exécuté. Ce type d’ordre offre aux investisseurs une certaine sécurisation de l’ordre car le prix est maitrisé.

Avantages : Maîtrise du prix d’exécution

Inconvénients : Risque de non exécution

Ordre à la meilleure limite
Ce type d’ordre convient pour les opérations de vente et d’achat très rapide. En effet, ce type d’ordre n’offre aucune sécurisation en termes de prix d’achat ou de vente.
Exemple : L’ordre s’exécutera à la meilleure offre du moment sur le marché.

Avantages : Exécution rapide de l’ordre

Inconvénients : Non maîtrise du prix

Ordre au marché
Ce type d’ordre est prioritaire sur tous les autres types d’ordres. Ordre très utile pour les valeurs très liquide (Nombre important d’ordre d’achat et de vente dans le carnet d’ordre).
Pour ce type d’ordre, on ne fixe pas de prix, uniquement des quantités. L’exécution est totale.
Exemple : Vous saisissez un ordre d’achat au marché sur un titre pour un volume de 500 actions. Si les deux premiers ordres de vente présents dans le carnet d’ordre sont 300 actions à 20€ et 200 actions à 20,5€. Votre ordre s’exécutera pour 300 actions à 20€ et 200 actions à 20,5€. A présent, vous détenez bien 800 actions dans votre portefeuille.

Attention tout de même, si le cours varie subitement lors de votre passage d’ordre, votre ordre s’exécutera au cours de marché au moment du passage d’ordre. Dans le cas d’une hausse subite du cours de l’action, vous pourriez vous retrouver avec des actions en portefeuille plus chères que vous ne souhaitiez les acquérir initialement.

Avantages : Exécution rapide et entière de l’ordre

Inconvénients : Non maîtrise du prix

Ordre à seuil de déclenchement :
Ces ordres s’exécutent uniquement si le cours franchit un niveau déterminé.

Exemple d’ordre d’achat : Vous avez détecté pour une valeur un fort potentiel haussier si le cours dépasse les 25€. Or, le cours actuel est de 23€ et en dessous des 25 vous pensez que ces niveaux de résistance peuvent être très difficiles à percer. Par conséquent, afin d’acheter l’action si celle-ci dépasse les 25€, il conviendra de passer un ordre d’achat à seuil de déclenchement à 25€.

Exemple d’ordre de vente pour sécuriser vos gains: Ce type d’ordre est également appelé « ordre stop », « stop de protection » ou encore « stop loss ». Reprenons l’exemple précédent : Votre stratégie à fonctionné, l’ordre à dépassé les 25€, votre ordre s’est exécuté et le cours à continué à monter. Vous souhaitez légitimement sécuriser vos gains actuels. Imaginons que le cours est actuellement à 30€, vous affichez donc un gain potentiel de 20%.

Vous pensez que le cours peut continuer à augmenter mais vous souhaitez tout de même sécuriser 5% de votre plus value. Pour cela vous mettrez un stop à 25 * 1,05 = 26,25€. Dans ce cas, si le cours baisse en atteignant 26,25, votre ordre de vente s’exécutera. Cet ordre à l’avantage de sécuriser ces gains et / ou de limiter ces pertes. Il permet également, dans le cas d’une continuité du mouvement haussier, de continuer à bénéficier de la hausse sans  s‘exposer d’avantage.

Il existe également des seuils à plage de déclenchement qui suivent le même principe que l’ordre à seuil de déclenchement. On remplace ici la notion de seuil unique par celle de plage. Par exemple, au lieu de spécifier un ordre à 26,25, vous pourriez spécifier un ordre devant s’exécuter entre 26,25 et 25. Au delà l’ordre ne sera pas exécuté.

Avantages : Exécution automatique de l’ordre

Inconvénients : Risque de non exécution

Pour votre information voici les différentes informations que vous devez nécessairement remplir pour le passage d’ordre :

Sens de l’opération : Achat / vente
Financement : SRD / Comptant
Nature des titresActions / obligations / produits dérivés
Code ISIN / Mnémonique : FR000013080 / GLE
Quantité : Le nombre d’action par exemple que vous souhaitez acheter / vendre
Les différents produits financiers
Une fois que vous maîtrisez les différentes manières de passer des ordres sur les marchés financiers, il convient de se renseigner sur les produits que vous allez utiliser pour investir.

Comme évoqué précédemment, la façon la plus simple d’investir sur les marchés financiers est l’achat et la vente d’action.

Pour les investisseurs plus aguerris, les produits dérivés constituent un bon moyen d’investir sur les marchés.

Les différents types de produits dérivés :

Pour rappel, on entend par produits dérivés un produit reposant sur un actif sous-jacent. En d’autres termes, un produit dérivé sur le pétrole vous permet d’acquérir un produit financier dont la valeur est corrélée à celle du prix du baril sans pour autant vous retrouver avec des barils de Brent dans votre salon ! Idem avec le CAC40, en soit il n’est pas possible d’acheter du CAC40 étant donné que c’est un indice agrégeant les 40 plus grandes capitalisations françaises. Pour cela il faudrait passer 40 ordres pondérés en fonction de la capitalisation, cela reviendrait trop cher en termes de frais et ne serait pas optimal en termes de gestion de portefeuille. Les produits dérivés permettent d’acheter ou de vendre du CAC40 ou tout autre indice. Car leur valeur est corrélée à un sous – jacent, en l’occurrence, le CAC40.

Les produits dérivés sont également très liés à la notion de levier. En effet, ces produits permettent d’investir sur un sous jacent, dans un sens donné (achat ou vente) avec un levier donné.
Nous reviendrons en détail sur ces notions dans la partie qui suit.

Trackers
Ils ont pour objectif de répliquer les performances d’un indice, à la hausse, ou à la baisse, avec un levier donné. Par exemple, un tracker CAC 40 long (haussier) vous permettra de répliquer les performances de l’indice à la hausse.

Par exemple, si le CAC40 fait 1%, votre tracker répliquera cette performance. Si le CAC40 perd 1%, votre tracker sera dévalué d’autant. A l’inverse, un tracker short (baissier) répliquera les performances d’un indice à la baisse. Par exemple, si le CAC40 perd 1%, vous gagnerez 1%. Cela permet de tirer profit de la baisse des marchés. A cela s’ajoute la notion de levier. Par exemple, un tracker long levier 2 répliquera deux fois les performances de l’indice à la hausse. Si l’indice gagne 1%, vous en gagnerez deux via votre tracker. Si par contre l’indice perd 1%, vous en perdrez deux. Idem à l’inverse avec le tracker short avec levier.

Warrants
C’est un contrat transférable qui confère le droit à son détenteur, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre, une quantité donnée d’un actif spécifique, à un prix déterminé à l’avance à l’échéance du contrat (warrant européen) ou en tout temps jusqu’à cette date (warrant américain)

Turbos
Les turbos sont une des conséquences de la complexité qui a investi les marchés à la fin des années 90. Le turbo s’apparente largement au warrant en ce qui concerne l’opération d’achat et de vente. Ils permettent également de jouer la hausse et la baisse des marchés, indices et matières premières. Ces produits possèdent généralement un très fort effet de levier. Ils se caractérisent par l’existence de barrières désactivantes. Exemple : Achat d’un turbo call (call = haussier) sur le CAC40 à 3000, barrière désactivante 2800. Cela signifie que j’achète un turbo sur le CAC40 quand ce dernier côte 3000. J’anticipe donc la hausse de l’indice. Si l’indice atteint les 2800, votre barrière est activée, à ce moment là vous perdez l’ensemble de votre capital misé sur ce produit. A l’inverse, si le cours remonte sans repasser par les 2800, vos gains s’avéreront conséquent. La barrière désactivante détermine directement le levier. En effet, plus la barrière est proche, plus le risque est élevé plus l’espérance de gain est élevé et donc plus le levier est important. L’avantage du turbo par rapport au warrant est qu’il n’est pas exposé à la valeur temps.

CFD « Contract for difference »
Ce produit permet d’investir sur les actions, les indices et les matières premières. Il n’y a pas d’action d’achat ou de vente réelle ici, c’est un simple accord avec son intermédiaire financier qui stipule que la différence de cours issue de la transaction soit créditée sur votre compte en cas de gain et débitée en cas de perte. Ces produits ont des effets de levier très importants mais sont soumis à des niveaux de commissions très bas.

Les règles d’or pour investir en bourse :

Les règles d’or
Parce que nous considérons que la discipline est la clé d’un investissement rentable, voici quelques règles nous ayant servi tout au long de ces dernières années:

1/ Ne pas laisser courir ses pertes.
C’est l’erreur la plus commune mais sans doute celle ayant les conséquences les plus dramatiques. Une stratégie d’investissement rigoureuse permet d’éviter cet écueil, notamment en fixant des ordres “stop” de protection grâce à l’analyse technique.

2/ Ne pas trop se focaliser sur une position.
La rigueur que nous prônons dans notre politique d’investissement (identification des tendances, objectifs de cours, montant de perte maximale, etc.) vous évitera d’avoir à surveiller constamment les performances de telle ou telle action dans votre portefeuille.

3/ Ne pas changer d’horizon temporel en cours d’investissement.
Si vous avez pris une position long terme sur la base d’une analyse fondamentaleapprofondie, ne liquidez pas votre position sur les bases d’informations tirées d’un graphique intraday par exemple.

4/ Avoir du recul sur soi même.
En effet, un esprit d’autocritique est nécessaire pour investir sur les marchés. Chaque investissement est unique, quand bien même vous vous trouvez dans une phase de grands succès sur les marchés, ayez toujours en tête qu’un retournement est possible.

5/ La chance ne doit pas conditionner vos arbitrages.
Si vous vous retrouvez gagnant sur un investissement alors même que votre plan de trading n’a pas été respecté, cela ne doit pas vous conforter dans votre laxisme. C’est un coup de chance, prenez le comme tel !

6/ Savoir rester liquide.
Ne pas prendre de position peut parfois se révéler être la meilleure des choses à faire. Dans un contexte incertain ou pour étayer sa réflexion, ainsi qu’après une longue série d’investissements infructueux, cela peut parfois être la meilleure solution pour refaire le point avec soi même.

7/ Votre perte journalière ne doit pas dépasser 1% de votre capital.
Cette règle de pure “money management” vous évitera de vous exposer à de trop lourdes pertes.

8/ Investissez sur des valeurs que vous connaissez.
Un investissement sur une action vue pour la première fois s’avérera souvent perdant. En ce sens, n’hésitez pas à vous informer en profondeur sur la société, notamment en consultant nos analyses hebdomadaires.