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Le crowdfunding ou financement participatif est un phénomène tout nouveau dans l’hexagone. Bien qu’il soit encore très peu connu du public, il s’agit indéniablement d’un des modes de financement les plus bénéfiques en investissement immobilier. En France, comme partout sur le reste du globe, notamment au Canada et aux USA, sa rentabilité a été prouvée un grand nombre de fois.

Crowdfunding immobilier : définition

Il s’agit d’un investissement immobilier constitué de plusieurs procédés de financement participatif.

Le concept est assez simple : personnes physiques et personnes morales ont la possibilité d’utiliser ensemble leurs ressources afin de mettre en place un projet immobilier. Les deux peuvent souvent ne pas avoir de relation connue. Vous trouverez sur le lien https://www.crowdlending.fr/crowdfunding-immobilier-mode-demploi/ le mode d’emploi pour le crowdfunding immobilier.

 

Différence entre crowdfunding et SCPI

Vous n’avez pas besoin d’être propriétaire d’un logement ou de louer votre bien immobilier pour investir.

En effet, vous avez deux alternatives différentes au choix :

Avant de choisir, il convient déjà de vous informer sur les deux solutions sachant qu’il ne vise pas la même cible d’investissement. Pour la SCPI, les sociétés de gestion achètent des biens immobiliers pour les louer. Elles se font payer par des commissions qui sont retirées des loyers versés par les locataires aux acheteurs de parts SCPI.

Pour le crowdfunding, les sociétés de promotion immobilière achètent des biens immobiliers qu’ils rénovent et qu’ils revendent pour avoir une marge. Le crowdfunding permet aussi la construction et la rénovation de biens immobiliers, puis de les revendre dans un délai rapide. On appelle également ce processus le crowdbuilding.

L’intérêt du crowdfunding

La présence du crowdfunding présente un avantage de taille pour les promoteurs de projets immobiliers ainsi que les autres intervenants du secteur. La présence d’intermédiaire alourdit très fréquemment et de manière considérable le coût de revient d’un projet immobilier, il en est de même pour leur exécution. C’est à cela que le crowdfunding souhaite mettre un terme. En effet, les investisseurs n’auront plus à faire appel aux banques et aux circuits de financements classiques. Ils peuvent ainsi se passer d’intermédiaire pour gagner du temps et payer des frais en moins.

Le financement participatif peut financer n’importe quel type de biens immobiliers. Vous pouvez donc avoir recours à cette méthode qui est beaucoup plus pratique et économique que la solution traditionnelle pour vos projets neufs ou anciens. Il pourra aussi vous faciliter l’acquisition d’immeubles individuels ou collectifs.

En investissant 500 à 2000 €, suivant la plateforme choisie, les investisseurs peuvent profiter d’un gain allant jusqu’à 12 % avec le crowdfunding immobilier. La durée d’investissement maximum est notamment de 3 ans. Très souvent exposés aux risques, le bénéfice peut cependant descendre à 6 %, mais rarement moins.

La réglementation du crowdbuilding

Plusieurs règles régissent le crowdfunding immobilier, elles émanent de plusieurs sources dont la réglementation immobilière et la réglementation financière.

La réglementation financière

La réglementation financière est composée de plusieurs points dont :

  • La directive AIFM
  • L’ordonnance du 30 mai 2014
  • La loi de sécurité financière n° 2003-706 du 1er août 2003.

L’ordonnance du 30 mai 2014 prévoit plusieurs statuts, dont le statut CIP (Conseiller en Investissement Participatif) ou le PSI (Prestataires de Services d’Investissement). Ce statut est dédié aux bourses en equity. Sur ces sites, vous pouvez faire des investissements avec des parts de SA, de SAS ou de SCCV.

Le statut IFP (Intermédiaire en Financement Participatif) est le second statut prévu par cette ordonnance pour les plateformes de prêts. Elle est notamment relative au cadre légal du financement participatif, définissant essentiellement le statut d’une plateforme de crowdfunding. Les plateformes ayant ce statut doivent obligatoirement être immatriculées auprès de l’ORIAS.

Tous les FIA (Fonds d’Investissement Alternatif) sont régis par la directive européenne. Cela concerne également les véhicules dont la FIA gère les fonds. Rappelons que dans le crowdfunding immobilier, de nombreux investisseurs confient la gestion et la prise de décision à une tierce personne. Par ailleurs, le véhicule en question doit absolument être géré par une société de gestion agréée, c’est-à-dire l’AMF. Que ce soit une SCI ou une SAS, il doit également être placé sous le contrôle d’un dépositaire.

En avant-dernier, il y a le statut de plateformes de dons qui est une excellente option pour les entrepreneurs soucieux de réaliser leur rêve.

Puis, il y a la loi de sécurité financière n° 2003-706 du 1er août 2003. Elle instaure le statut de Conseiller en Investissements Financiers (CIF).

La réglementation immobilière

La réglementation immobilière est la loi Hoguet qui s’applique aux plateformes de crowdfunding en SCI. Elle dicte les activités des professionnels dans le secteur de l’immobilier.

Les différentes formes de crowdfunding immobilier

Dans le crowdfunding immobilier, les fonds sont réunis sur une plateforme en ligne. On en a recensé une quarantaine en 2016, elles se différencient les unes des autres grâce à leur catégorie. En effet, toutes les plateformes n’ont pas toutes la même activité ni le même profil. On peut distinguer 4 types de crowdfunding immobilier en France, selon le principe de fonctionnement de la plateforme en question : Equity, de prêt, de dons, obligataire.

Certains sont généralistes, c’est-à-dire que l’investissement figure parmi leurs projets comme plusieurs autres activités. D’autres sont spécialisés uniquement en crowdfunding immobilier, et la grande majorité d’entre elles a été créée par des experts dans le secteur. Puis, il y a les plateformes qui sont mises en place par les acteurs financiers. Leur savoir-faire dans le domaine et leurs expériences dans la promotion immobilière sont considérés comme des atouts de taille.

Les plateformes de financement « généralistes » sont beaucoup plus sécuritaires pour les particuliers soucieux de faire un investissement financier.

Via 17 plateformes de crowdfunding actives, le crowdfunding a récolté plus de 55 millions d’euros en 2016 et le remboursement d’investisseur est particulièrement en hausse. La majeure partie d’entre eux sont notamment des projets résidentiels dans le Sud de la France et en Ile-de-France.